Interrogé par le journal L’Equipe, Bafe’ Gomis s’est exprimé sur plusieurs sujets et notamment ses regrets de ne pas avoir continué avec l’Equipe de France.
Malgré une carrière bien replie qui le place parmi les joueurs les plus marquants de ces dernières décennies en Ligue 1, Bafé Gomis semble avoir des regrets. C’est son aventure avec les Bleus qui reste en travers de la gorge de l’ancien buteur de l’OM.
A LIRE AUSSI : Mercato concurrents OM : Nice, un marché hivernal à minima…
“J’ai beaucoup de regrets par rapport à l’équipe de France. J’ai compris trop tard l’exigence à avoir pour cette dimension. J’étais content de peu avant… et j’ai compris tout ça à partir de Marseille, Galatasaray et Al-Hilal. Le cadre qu’il faut pour être et surtout rester au très haut-niveau, explique Gomis à L’Equipe. J’avais eu cette discussion, mais sans doute trop tard pour les Bleus, avec Didier Deschamps. Cette exigence de ne pas avoir un gramme de trop quand vous montez sur la balance. J’ai plus été avec (Raymond) Domenech, mais c’est Didier qui a cru en moi. Malheureusement, je n’ai pas fait tous les sacrifices. J’ai compris trop tard mais cette prise de conscience m’a ensuite permis de gagner en longévité. Chacun son destin mais merci coach Didier ! Ses conseils m’ont servi à rester performant très longtemps.”
Retraité depuis mi-novembre, Bafétimbi Gomis revient sur ses expériences en France et à travers le monde. L’ex-international français se projette aussi sur son après-carrière tout en évoquant quelques regrets par rapport aux Bleus ➡️ https://t.co/8F4zAS6SBL pic.twitter.com/78XLZ15jgj
— L’ÉQUIPE (@lequipe) December 24, 2024
L’OM, c’est un club différent, on le sait. Depuis plusieurs années maintenant, les attaquants se suivent et se ressemblent et ne réussissent pas à convaincre les supporters. Hormis Aubameyang et Sanchez, il faut remonter jusqu’à Gomis pour retrouver un buteur digne de ce nom. Le principal intéressé explique dans un entretien à L’Equipe ce qui a penché dans la balance.
“L’OM, c’est la saison la plus prolifique (21 buts en 34 matches toutes compétitions confondues), où je me suis le plus épanoui, explique l’ancien international français auprès de L’Equipe. Pour moi, le fait d’avoir pu redresser l’OM à ce moment-là, ma contribution dans la gestion du groupe et du vestiaire, ça vaut un titre. Le club était dans une situation de transition et on l’a remis sur la route de l’Europe pour qu’il atteigne la finale de la Ligue Europa dès la saison suivante. Ils ont eu un autre projet avec le “grand attaquant”… Mais je ne garde que du positif de l’OM. Marseille a été une très belle vitrine pour me relancer. (…) Mon premier but en L1 avec Saint-Étienne à Strasbourg (1-0, le 29 octobre 2005) a été mon plus beau souvenir. Il m’a montré que mon travail payait, que c’était possible avec les sacrifices. Le premier te lance, te met en confiance. Après, j’ai le regret d’avoir vraiment compris, plus tard, trop tard, qu’il fallait aussi mettre un cadre autour de toi. Mais il fallait que jeunesse se fasse ! L’OM (2016-2017) a été un déclic pour ça. J’ai senti que j’allais être important à Marseille, avec cette pression de l’atmosphère et en étant enfin le fer de lance de l’attaque. Je n’avais jamais été l’attaquant numéro 1 à Lyon, entre Lisandro (Lopez) puis Alexandre Lacazette. Je n’avais jamais été non plus capitaine à l’OL. À l’OM, on m’a donné d’autres responsabilités et le brassard. Un attaquant a besoin de cette confiance, de se sentir important, aimé et au centre du projet. La relation d’un attaquant-buteur avec son entraîneur, son président et les supporters doit être différente d’un autre joueur. J’ai eu tout ça à Marseille.”