La commission de discipline de la LFP va se pencher sur les sanctions potentielles à l’encontre du président de l’OM, Pablo Longoria, après ses déclarations polémiques lors de la défaite marseillaise face à l’AJ Auxerre (0-3) samedi. L’instance pourrait statuer dès ce mercredi, sans passer par une mise en instruction du dossier, en prenant des mesures conservatoires. Cependant, la décision finale ne sera rendue que le 5 mars, après respect du délai légal.
L’homme fort de l’OM s’est illustré par des propos controversés après la rencontre, évoquant « la corruption, la vraie corruption » à propos de l’arbitrage de Jérémy Stinat et, plus largement, du corps arbitral français. Une sortie qui n’est pas passée inaperçue et qui a conduit le Conseil national de l’éthique (CNE) à saisir la commission de discipline de la LFP. Cette dernière pourrait prendre des mesures dès mercredi, compte tenu de la gravité des accusations. Même si Pablo Longoria a clarifié ses propos et a fait son mea culpa ce lundi, il s’expose à une lourde sanction…
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Jusqu’à 12 matches de suspension ?
La question qui se pose est celle de la durée de la suspension qui pourrait frapper le président marseillais. Selon le barème disciplinaire de la FFF, un « comportement excessif ou déplacé » entraînerait 3 matches de suspension, tandis qu’un « comportement grossier ou injurieux » pourrait le priver de banc pendant 12 rencontres. Une situation qui s’ajoute aux récentes sanctions visant l’OM, notamment la suspension pour trois mois du directeur sportif Mehdi Benatia en janvier.
Un siège menacé au sein du conseil d’administration de la LFP ?
En cas de suspension, Pablo Longoria ne serait pas seulement écarté du terrain. En tant que membre du conseil d’administration de la LFP, il pourrait également perdre son siège, un coup dur alors que la Ligue est en conflit avec son diffuseur DAZN. De plus, le dirigeant espagnol doit faire face à une plainte déposée par les arbitres de Ligue 1. « Il (Jérémy Stinat) a notre profonde solidarité. Le mot de corruption a été utilisé. Un cap a été franchi, c’est inacceptable. Tous les arbitres centraux de L1 iront porter plainte pour diffamation », avait déclaré Jérôme Brisard au nom de ses collègues.