La défaite de l’OM contre l’AJ Auxerre (3-0) ce samedi soir a laissé des traces. Parmi les plus remontés, Pablo Longoria, le président marseillais, n’avait pas attendu le coup de sifflet final pour exprimer sa colère face aux décisions arbitrales. Exaspéré par l’exclusion de Derek Cornelius, il avait quitté la tribune présidentielle avant de livrer une réaction cinglante. Une réaction à chaud qu’il regretterait en partie selon les informations de RMC Sport…
Hier soir après la rencontre, le président olympien a en effet prononcé des mots très forts à l’encontre de l’arbitrage et du championnat :
“En 20 ans de carrière, je n’ai jamais vu ce type de choses !” a-t-il déclaré. Dans les travées du stade de l’Abbé-Deschamps, il a ensuite enfoncé le clou : “Tout est organisé depuis le jaune de Balerdi (contre Angers). C’est de la vraie corruption ! (…) C’est un championnat de merde ! Si l’OM a une proposition pour la Super League, on part tout de suite”
Des déclarations chocs avec des termes crus pour lesquels il reconnaitrait, en privé, le caractère non approprié, selon les informations de RMC Sport.
Une colère assumée !
Toujours selon RMC Sport, même s’il reconnait le caractère inapproprié de certains termes comme “corruption” entre autres, le président olympien assumerait cette colère qui est le résultat d’un ensemble de décisions, jugées défavorables à l’OM. Le média sportif historique ajoute même que cette prise de parole véhémente avait plus pour objectif de dénoncer le système arbitral, qu’il juge trop opaque, que d’évoquer l’idée que les arbitres étaient corrompus.
👀⚡ Le récent coup de sang de Pablo Longoria a suscité beaucoup de réactions depuis samedi soir. L’OM et son président reconnaissent tout de même que certains termes, notamment celui de “corruption”, ont probablement été mal exprimés ou peu appropriés.https://t.co/HkYHjY8jAf
— RMC Sport (@RMCsport) February 23, 2025
Quant aux déclarations sur une éventuelle participation de l’OM à la “Super League“, toujours selon RMC Sport, le président espagnol aurait rapidement regretté cette sortie, prononcée sous le coup de la colère et par pure provocation. Une prise de position qui paraissait déjà surprenante, lui qui s’était jusqu’ici toujours fermement opposé à ce projet, affirmant que ce n’était “pas du football“.
Malgré ces explications et ces débuts d’excuses, le président olympien ne devrait pas échapper à une très lourde sanction. En effet, le dirigeant marseillais fait déjà officiellement l’objet, depuis cet après-midi, d’une saisine du Conseil national de l’éthique, qui pourrait l’exposer à une suspension pouvant aller jusqu’à 12 matchs. Une chose est sûre, le dossier est loin d’être clos…