Alors que les discussions autour des droits TV de la Ligue 1 continuent de mobiliser les acteurs du football français, une nouvelle estimation vient jeter un froid sur les ambitions affichées par la Ligue de football professionnel (LFP). Ce mardi, Christophe Bouchet, ancien président de l’OM et ex-maire de Tours, a publié un message sur le réseau social X, dans lequel il évalue à la baisse la valeur réelle des droits de retransmission du championnat de France.
À rebours des attentes de Vincent Labrune il y a quelques mois, président de la LFP, qui espérait atteindre le seuil symbolique de 1 milliard d’euros lors de la renégociation des droits TV pour la période 2024-2029, Bouchet avance un chiffre bien inférieur aujourd’hui. Selon lui, les recettes nettes actuellement générées seraient très loin du compte. « Bref, les droits TV Ligue 1 valent aujourd’hui 85M€ (120 M€ de recettes – 35 M€ de frais fixes). On est loin du milliard. Et pendant ce temps-là, l’orchestre continue de jouer… titanique », a-t-il écrit sur son compte.
Les droits TV Ligue 1 valent aujourd’hui 85M€ (120 M€ de recettes – 35 M€ de frais fixes) dixit Bouchet
Bref, les droits TV #ligue1 valent aujourd’hui 85M€ (120 M€ de recettes- 35 M€ de frais fixes). On est loin du milliard. Et pendant ce temps là, l’orchestre continue de jouer… #titanique @SirOughourlian @PierreR0ndeau @lequipe pic.twitter.com/Hlxe7Md0FV
— Christophe Bouchet (@ch_bouchet) April 8, 2025
Le calcul de Bouchet repose sur une estimation des recettes brutes (120 millions d’euros), auxquelles il soustrait les frais fixes, évalués à 35 millions. Le résultat, 85 millions d’euros, constitue une alerte pour l’ensemble du football professionnel français, déjà fragilisé par les échecs récents, notamment celui du contrat avorté avec Mediapro. DAZN ne rentre pas dans ses frais et aimerait casser son contrat.
L’intervention de Bouchet intervient à un moment stratégique, alors que les négociations engagées par la LFP avec DAZN pour la suite du contrat après cette saison. Cette déclaration souligne une nouvelle fois la difficulté structurelle à valoriser la Ligue 1 sur les marchés internationaux et nationaux. Si la LFP visait le milliard d’euros, la réalité du marché semble bien éloignée, relançant les inquiétudes sur la viabilité économique des clubs de l’élite.